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Comment rédiger un compte rendu critique ?


Le compte rendu objectif et le compte rendu critique
1.      Définition et distinction :
Le compte rendu est un écrit pourtant sur une brève analyse d'un document. On en distingue 2 types:
Le compte rendu objectif (informatif): C'est commenter et analyser un document d'une façon neutre et objectif.
Le compte rendu subjectif (critique): C'est reprendre les informations citées dans le texte à analyser, tout en intégrant des jugements personnels qui reflètent nos propres opinions sur le sujet traité.
compte rendu critique = compte rendu objectif + l'avis personnel




2.      Comment rédiger un compte rendu ?
La rédaction d’un compte rendu se fait à travers les étapes mentionnées ci-après :
a-      Présenter l’auteur et le contexte spatiotemporel de l’apparition de l’œuvre : Il s’agit de présenter les éléments entourant le texte à analyser (le paratexte), tels que le nom de l'auteur, l'intitulé de l'ouvrage duquel le texte est extrait, la date de son apparition, la maison d'édition ...
b-      Commenter brièvement le document : C’est ressortir l’essentiel
du texte en  reprenant les idées explicitées par l'auteur, et en employant nos propres propos, mais son porter un jugement personnel sur les intentions ou les convictions adoptées par l’auteur.
Remarque : Le compte rendu objectif prend la même structure que le compte rendu critique, sauf que ce dernier comporte une partie où on  émet un jugement personnel sur les idées exprimées dans le document à commenter. La subjectivité ici est marquée par la présence des pronoms personnels « je, nous » et les adjectifs possessifs « mon, ma, nos, notre » : à mon avis, j’estime que, nous précisons que, de ma part ….
Exemples : Rédige le compte rendu critique du texte suivant (sujet de BAC 2012):
Guillotine, le prix de la liberté
Elle a été utilisée, pour la première fois, le mardi 19 juin 1956, pour l'exécution des martyrs Mohamed Zabana et Abdelkader Ferradj, dans un intervalle de sept minutes.
Pendant la guerre d'indépendance, plus de 2300 condamnations à mort furent prononcées par la "justice" française. D'après le "registre des grâces", consulté en 2001, on dénombre 217 condamnés qui ont été guillotinés ou fusillés entre 1956 et 1962, dans un contexte où, en vertu des "pouvoirs spéciaux", la justice militaire prenait le pas sur la justice civile. Ce chiffre est de 350 selon l'historienne Sylvie
Thénault. A ce sujet, Jean-Jacques de Felice, adversaire infatigable de la peine de mort, avocat des condamnés à mort algériens, affirme qu'en cinq ans, le nombre d'exécutions a été considérable. Ainsi, François Mitterrand a, en tant que ministre de la justice du gouvernement de Guy Mollet, entre 1956 et 1957, donné son accord pour l'exécution de pas moins de 45 nationalistes algériens. "Sous Mitterrand, la guillotine a fonctionné sans relâche", rapportent de nombreux témoignages sur les exécutions d'Algériens. Le 9 octobre 1981, François Mitterrand obtenait l'abolition de la peine de mort en France. Vingt-cinq ans plus tôt, il approuvait les premières exécutions d'Algériens. L'examen d'archives inédites de la chancellerie1, qui ont pu être consultées, montre que Mitterrand, dans la majorité des cas, donna un avis défavorable à la grâce des condamnés. "Avis défavorable au recours" ou encore "Recours à rejeter".
Benjamin Stora, spécialiste de l'Algérie contemporaine, dit avoir découvert des documents inédits qui expliquent comment, pendant les 16 mois passés à la tête du département de la justice, Mitterrand a
laissé sans broncher couper les têtes des nationalistes algériens, qu'ils aient ou non du sang sur les mains, à l'exemple de Fernand Yveton. Seul français parmi les exécutés, Yveton n'avait pas commis de crime de sang mais Mitterrand a quand même exigé sa décapitation.
Enfin, le temps n'est-il pas venu pour l'institution judiciaire française de reconnaître que des fautes très graves ont été commises en son nom et qu'il n'appartient pas aux historiens de rétablir seuls la vérité?
D'après Amar Mansouridans la revue El Djeich N° 576, juillet 2011

Le compte rendu critique :
Cet article est écrit par Amar Mansouri, extrait de la revue (El Djeich) en juillet 2011 sous le numéro 576. Il traite le sujet des crimes commis par la colonisation française durant la guerre de la liberté algérienne, notamment celles de la condamnation à mort prononcées contre les nationalistes algériens. L'historienne Sylvie Thénault affirme qu'environ 350 têtes a été coupées entre 1956 et 1962, surtout pendant la période du François Mitterrand (1956-1957), qui  ordonna d'exécuter 45 nationalistes algériens à sang froid. 
L'auteur affirme aussi que Mitterrand a insisté de décapiter les têtes des algériens, et mêmes les français qui l'opposaient, d'après l'historien Benjamin Stora.
A la fin de son article, Amar Mansouri estime qu'il est grand temps pour les autorités françaises d'admettre ses crimes inhumains commis en Algérie, et de demander pardon aux algériens de ses actes brutaux exercés contre leurs ancêtres.
Je vois  que les crimes de guerre reflètent fortement la brutalité de l'être humain qui ne cesse pas à ouvrir les plaies et créer de nouveaux ennemies. Pourtant que le monde a besoin de la paix et de la liberté, que pour les assurer, on est tous invités à accepter l'autre et prendre la différence comme une richesse, parce que la guerre n'apporte que la douleur et les larmes, et ses conséquences affectent même les générations qui l'ont pas témoignée .

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